Concevoir une User Experience pour des cerveaux âgés de 10.000 ans !

Lorsqu’un utilisateur réalise une tâche sur un écran, il est évident qu’il va utiliser son cerveau et ses yeux afin d’analyser le contenu des pages. Le cerveau des utilisateurs, comme le vôtre ou le mien, est composé de 3 couches : le cerveau “reptilien”, le cerveau “émotionnel” et le cerveau “logique”.

Designing a user experience for brains that are 10,000 years old!

Le cerveau émotionnel agit comme un filtre, il détecte et sélectionne, de manière instantanée et au sein de données sommaires, les informations qui sont potentiellement intéressantes à analyser plus en détail.

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Ses fonctions sont restées identiques au cours du temps : il y a des millions d’années, il servait à détecter instantanément et sommairement dans le paysage, une proie permettant de se nourrir; aujourd’hui il détecte instantanément et sommairement dans un écran les zones potentiellement intéressante pour réaliser une commande, trouver une information, …

Si les informations formant le paysage visuel de l’écran sont évaluées comme intéressantes elles seront amplifiées et, par conséquent, notre attention sera fixée sur elles.

Si les informations ne présentent pas d’intérêt, elle seront inhibées. Ce filtrage est adaptatif afin de simplifier le travail du cerveau “logique” qui aura à envoyer les yeux seulement sur les zones constituant les “bonnes” options, sur ce qui est “essentiel” à être traité plus en détail afin de réaliser une tâche spécifique. Le cerveau émotionnel a un autre rôle fondamental : il participe de manière significative au stockage des souvenirs.

Pour qu’une information soit stockée, renforcée et éventuellement consolidée en mémoire à long terme il est impératif que l’intérêt suscité par cette information, sa charge émotionelle ou l’expérience générée soit gratifiante. C’est sur ce postula, isolant le cerveau “émotionnel” du cerveau “logique” que beaucoup de sites construisent une expérience “Whoaaw” oubliant que les deux cerveaux fonctionnent en parallèle.

En effet, le cerveau “logique” et le cerveau “émotionnel” perçoivent les contenus provenant d’un écran pratiquement en même temps. Ils peuvent alors coopérer ou se disputer le contrôle de la pensée, des émotions et du comportement à propos de ce qu’il faut faire sur cet écran.

Lorsque les utilisateurs sont face à un site qui excite fortement leur cerveau “émotionnel”, signalant au cerveau “logique” quels éléments analysés en détails au sein de l’écran, et que celui-ci s’aperçoit que les contenus ne répondent pas à ses attentes pour résoudre la tâche que l’utilisateur souhaite réaliser, une compétiton entre les deux cerveau va se produire.

Dans le cas le plus extrème, le cerveau cognitif peut inhiber le fonctionnement du cerveau émotionnel, pour se concentrer sur une tâche cognitive, pour se dissocier d’émotions. Nous pouvons donc avoir une maquette de site qui semble plus attrayante et obtenir un taux de conversion plus mauvais qu’avec le site précédent.

Toute forme de compétions entre le cerveau cognitif et le cerveau émotionnel va être ressenti comme un mal être par les utilisateurs.

Par contre, lorsque les deux cerveaux se complètent, l’un pour donner un sens à ce que l’utilisateur vit (cerveau émotionnel), l’autre pour avancer de la manière la plus intelligente qui soit (cerveau cognitif), les utilisateurs ressentons une harmonie intérieure.

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Le cerveau “logique” tel que nous le connaissons aujourd’hui est âgé de plus de 10.000 ans ! Quand au cerveau émotionnel il existe depuis plusieurs millions d’années.

Donc quand un écran est construit, il est essentiel d’intéresser le cerveau “émotionnel” sur les zones cibles les plus importantes pour les utilisateurs et surtout que le cerveau “émotionnel” ne survende pas l’intérêt de zones non pertinentes au cerveau “logique” sous peine de voir le cerveau “logique” prendre le relai en coupant les informations provenant du cerveau “émotionnel” avec comme conséquences de mettre les utilisateurs dans un mode “rationnel” lors de l’utilisation de votre site et également d’empêcher une mémorisation positive de l’expérience sur votre site.

La compréhension du cerveau humain en est à ses débuts et fournit une matière colossale d’informations et de publications scientifiques. Afin de pouvoir exploiter les informations disponibles sur le cerveau humain, nous nous attachons à  :

• consolider les travaux scientifiques pour alimenter notre base de connaissances et d’analyses,

• transposer ces savoirs au sein de l’univers des interfaces digitales.

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