Construire le “Netway Neuro-Visual Landscape”™ d’une interface

Attirer l’attention des utilisateurs vers les éléments visuels les plus importants d’une interface est possible. Différentes expertises techniques permettent de réaliser cela.

Dans un post précédent nous avons vu qu’un des éléments primordiaux pour arriver à ce résultat est d’obtenir un “Netway Neuro-Visual Landscape”™ efficace.

Dans ce post, je vais introduire trois expertises techniques qui interviennent dans ce travail

  1. le nombre de composants graphiques dans un écran,
  2. la structure géométrique de l’écran
  3. la hiérarchie visuelle au sein de l’écran

Avant d’expliquer comment les utiliser, il est important de comprendre pourquoi les utiliser.

En guise d’exemple, j’ai pris deux sites issus de l’industrie des assurances : le site de Ethias (ethias.be) et le nouveau site de AXA (axa.fr).

Gestalt - Ethias vs Axa

J’ai choisi des sites comparables, c’est-à-dire dont les tâches à réaliser par les internautes sont fortement similaires.

Neuro-Visual Landscape - Zones

Commençons par comparer le nombre de composants graphiques dans les deux écrans.

L’écran de Ethias est composé de 14 zones graphiques contre 26 pour l’écran de AXA.

En analysant la première fixation oculaire, voici ce que le cerveau va recevoir de la part des yeux.

Gestalt - Ethias vs Axa

Plus le “Netway Neuro-Visual Landscape”™ comprend de zones, plus il est difficile pour le cerveau de les distinguer et moins il est facile de les isoler dans le champ de vision périphérique.

Neuro-Visual Landscape - Zones perception

Sur le site de Ethias, on observe que 12 zones sur 14 peuvent être distinguées les unes des autres et les deux boutons verts en haut à droite de l’interface se confondent.

Cet effet est volontaire afin de d’accentuer la taille de la zone des boutons d’action en vision périphérique et de donner un poids plus important à ces deux éléments dans le “Netway Neuro-Visual Landscape”™.

Sur le site de AXA, on observe que plusieurs zones se confondent par manque d’espaces entre les zones. Ceci aurait pu être évité en connaissant le système visuel humain.

De plus 13 contenus ne sont pas visibles lors de la première fixation. Si ces zones ne sont pas visibles, pourquoi le cerveau enverrait-il les yeux dans ces zones ?

Neuro-Visual Landscape - Shapes

Comparons maintenant la structure géométrique et l’organisation visuelle des écrans.

Le site de Ethias présente une structure géométrique et une organisation visuelle importantes entre les différentes zones de l’écran.

Bienvenue dans l’application concrète des lois de Gestalt : les principes de similitude, de proximité, de bonne continuité, de symétrie… ont tous été appliqués lorsque j’ai créé cet écran (je détaillerai ces lois dans de prochains articles).

Le site de AXA ne présente que peu de structure géométrique et d’organisation visuelle.

Alors pourquoi est-il tellement important d’avoir une structure géométrique et une organisation visuelle ?

Et bien, notre cerveau comporte une zone qui mémorise les coordonnées topographique de l’écran qu’il a devant les yeux et associe à ces coordonnées un certains sens.

Plus il y a de structure géométrique, moins le cerveau doit stocker d’informations topographiques différentes et plus le “Netway Neuro-Visual Landscape”™ sera fort.

Un “Netway Neuro-Visual Landscape”™ fort permet au cerveau de construire une hiérarchie visuelle entre les différents composants d’un écran et permet de fixer des points d’ancrage topographiques forts afin d’aider l’utilisateur à trouver rapidement ce dont il a besoin et à utiliser avec aisance l’écran.

J’espère que tu vois mieux maintenant l’importance de cette technique que je continuerai à compléter dans le prochain post avec la notion de points focaux et de chemins visuels.

The name “Netway Neuro-Visual Landscape”™ and the concept behind the name is protected by the iDEPOT004412.

Submit a Comment