Construire une interface en comprenant la Gestalt

Est-il possible de générer un comportement visuel sur un écran ? Oui, partiellement grâce à la connaissance approfondie du système visuel non-conscient.

De nombreux ouvrages font référence aux lois de la Gestalt de manière théorique. Très peu d’entre eux expliquent comment les appliquer lors de la création d’écrans. 

Je me propose d’introduire le sujet avec série de posts successifs.

Commençons par le premier point : la première chose que le système visuel d’un utilisateur réalise lorsque ce dernier arrive sur un écran est d’évaluer le contenu de l’écran au travers de ce que nous appelons le “paysage visuel”.

Pour illustrer le concept de “Netway Neuro-Visual Landscape”™, je vais utiliser l’écran du site de Ethias que nos experts ont réalisé en utilisant l’ensemble des techniques de sciences comportementales.

Gestalt - Ethias Homepage

Lorsqu’un utilisateur arrive sur un écran, nous avons déjà vu ensemble que la zone de démarrage de son œil dans l’écran est la “Netway Interface Sweet Spot“™.

. Le cerveau va donc orienter naturellement les yeux vers cette zone.

Netway Comfort Zone & Sweet Spot

En quelques millisecondes, le cerveau va être alimenté par des données visuelles provenant des yeux. Ces données vont être celles du champ de vision autour du premier point de fixation oculaire dans le “Netway Interface Sweet Spot“™.

La zone nette de la vision autour de ce point étant limitée, la grande majorité des informations visuelles vont être floues. Et pourtant, c’est avec ces données que le cerveau va composer dans la mémoire visuelle une première version de cet écran.

En fonction du scénario à réaliser, le cerveau va choisir dans le “paysage visuel” l’endroit où il va envoyer les yeux pour effectuer la seconde capture d’informations. 

Netway Neuro-Visual Landscape

Une fois la saccade effectuée vers le second point, de nouvelles informations vont pouvoir alimenter la carte visuelle de l’écran que le cerveau a en mémoire.

Il va reproduire la même opération 3 à 5 fois afin de se faire une version étalon du “paysage visuel” de l’écran, ce “paysage visuel” ne comprenant pas l’entièreté des composants visuels de l’écran. 

Cette version définitive est le “Netway Neuro-Visual Landscape”™, carte qui va servir de base au cerveau pour effectuer les tâches que l’utilisateur est venu réaliser sur le site.

Que se passe-t-il maintenant si un élément important de l’écran ne fait pas partie du “Netway Neuro-Visual Landscape”™? Et bien, cela se traduit par ce que nous avons tous vécu : on cherche un élément sur une interface et nous ne le “voyons” pas alors qu’il est bien présent. 

Si nous prenons le temps de prendre le contrôle conscient de notre système visuel et que nous regardons tous les éléments de l’écran, l’élément que nous n’avions pas vu apparaîtra.

Donc, quand on réalise un écran, il est important de bien réfléchir à avoir un “Netway Neuro-Visual Landscape”™ efficace.

Grâce au “Netway Neuro-Visual Landscape”™, on peut également expliquer un phénomène que nous connaissons tous : le syndrôme du concepteur. 

Ce syndrôme est simple : comme le concepteur travaille à la conception d’un écran avec ses yeux et son cerveau, son “Netway Neuro-Visual Landscape”™ est beaucoup plus riche que celui d’un utilisateur qui est confronté à l’écran fini.

J’engage tous les concepteurs et les membres de mon équipe à réfléchir à cela avec attention.

La semaine prochaine je vais aborder la manière dont le cerveau choisit les 3 à 5 points avec lequel il construit le “Netway Neuro-Visual Landscape”™.

Bonne semaine à toi.

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