Pour qu’un projet soit un succès, il faut une complémentarité importante entre les experts.

Je rencontre de plus en plus de Designer New Media pour qui l’Utilisabilité est intégrée dans leurs réflexions et pratiques. Cela démontre clairement qu’il y a une évolution importante qui se produit dans le monde internet : 

  1. les connaissances “généralistes” sont acquises rapidement par les experts. 
     
  2. les compétences de pointes deviennent la norme pour réaliser des projets gagnants.

Qu’en est-il de la relation entre un Designer New Media et un expert en sciences comportementales? Sont-ils complémentaires? Comment les utiliser au mieux dans un projet?

Pour répondre à ces questions il est important de comprendre ce qui différencie ces deux experts. 

Experts complementary skills : shared knowledge

Aujourd’hui, le savoir spécifique d’un Usability Expert étant basé sur du bon sens, la très grande majorité des Designers New Media que je rencontre possède ce savoir.

Un bon Designer New Media est donc capable de réaliser des écrans esthétiques tout en respectant les standards en Utilisabilité. 

Le savoir partagé entre le Designer et le Usability Expert  est donc important. On peut se poser la question de l’utilité de deux personnes ayant des compétences si similaires sur un projet?

Lorsqu’un Designer New Media rencontre un Experts en Sciences Comportementales, les savoirs des deux experts sont très différents. En effet, un expert en sciences comportementales travaillent à partir des fondamentaux humains, pas simplement du bon sens. Il a des outils permettant d’objectiver le comportement humain, …

Cette différence de savoir amène à un autre point important : la complémentarité des experts sur un projet. 

Experts complementary skills : complementarity

En analysant les différentes missions que mon équipe a réalisées, celles qui ont générées le plus de résultats ont toutes quelque chose en commun : la complémentarité des expertises entre le Designer New Media Senior et les Behavioral Experts.

Au plus les experts ont des savoirs différents, au plus les spécificités servent la qualité du projet. 

Il est donc primordial de pouvoir évaluer les experts avec qui tu vas travailler. Si tes compétences sont complémentaires de celles du designer, en lui expliquant bien le fond de ton travail, la relation se passera dans un respect mutuel des compétences.

J’insiste beaucoup auprès de mon équipe pour qu’ils continuent à apprendre sans cesse. En plus de fournir des solutions efficaces aux clients, cela permet de respecter les compétences complémentaires au succès du site.

Pour facilité la compréhension et l’utilisation de ce concept, j’ai créé une simple équation. 

Experts complementary skills equation

Son interprétation est aussi aisée que la formule : la complémentarité des compétences sur un projet est inversément proportionnelle au savoir commun entre les experts.

Donc au plus le savoir commun est élevé, au moins la complémentarité sera au rendez-vous.

Avec 2 ou 3 questions de fonds, il est possible à n’importe quel expert de voir le niveau de savoir et de savoir-faire d’un autre expert.

Si la différence est importante et que le niveau des deux experts est très élevé, le projet aura deux experts complémentaires pour faire un travail de fond et générer des résultats concrets.

Passe une excellente semaine.

Marc

 

5 Comments

  • Ok, mais moins les experts ont des compétences communes, plus il leur faut de temps pour se comprendre et assimiler les remarques de l’autre.

    Il faut donc un minimum de complémentarité pour respecter les délais et surtout conserver une bonne ambiance, chaque expert pouvant reconnaitre l’autre comme faisant partie de sa sphère sur la base des compétences qu’il a en commun avec ce dernier.

  • Pour ma part, je suis plus habitué à un workflow relativement hiérarchisé : l’ergonome fait des préconisations qu’il fourni au designer (moi), qui fait une proposition de navigation et d’interface, qu’il soumet à l’ergonome, et ainsi de suite jusqu’à ce que le projet arrive à un stade suffisant pour entrer en production.
    Disons qu’en ce sens, la complémentarité est là, mais elle n’est pas toujours un avantage : les designers ont tendance, comme les développeurs en leur temps,à jouer les ergonomes et argumenter des choix de mise en page arbitraires.
    La solution au problème est dans votre exposé : trouver des designers spécialisés, mais dans nombre de projet on doit batailler avec le directeur artistique.
    Leur énergie est louable mais parfois…fatigante 🙂

  • Bonjour Marc.
    Article tres interressant. C’est vrai que la complémentarité des ressources et leurs facultés à se comprendre est primordiale.

    Sinon, tu parles “d’expert en sciences comportementales”, et je ne connaissais pas cet intitulé. De quoi s’agit-il exactement? Quelles est le rôle de cette ressources sur un projet? Intervient-il en production ou seulement sur des phases d’audit? Quels sont les livrables qu’il produit?
    Ce sont des psychologues comportementalistes?

  • @Maël : Tu oublies le client qui complique encore plus et qui remet en cause les choix de l’ergonome et du graphiste 😉

  • @Mael, Nicolas & Laurent

    Je vous prépare la suite de l’article qui je pense nous aidera tous à mieux comprendre comment éviter que le designer ne devienne ergonome, que l’ergonome ne devienne trop envahissant et que le client ne remette les choix en cause inutilement.

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